domingo, 27 de septiembre de 2015

LA RUPTURE DE HUMBERT HUMBERT

Ajustant sa cravate face au miroir, ce premier petit matin de septembre était pour lui pénible. Les vêtements légers des dernières semaines lui manquaient. Il avait la nostalgie de l'image de ce corps qui n'avait pas l'habitude de se lever tôt et qui se reposait, paresseux et sensuel, sur une mer de draps chaotiques.
Son idylle estival était terminé, mais ses souvenirs le laissaient un peu confus. Il savait que tant de caresses avaient eu un prix malgré un incroyable déploiement de câlineries; même la scène de pleurs de l'aéroport avait une certaine apparence. Essayant d'oublier le déconcertant souvenir, il se dit que, avec ou sans amour, au moins son argent servait pour le bien-être de toute une famille, qui ne manquerait de rien durant les prochains mois. Ceci lui donnait un motif de ne pas se sentir coupable.
Savoir qu'il devrait renouer une autre relation l'été prochain l'accablait, puisque après trois étés de suite avec la même partenaire, les treize ans étaient un peu excessifs.
En chemin pour le lycée où il travaillait, il lut une nouvelle qui lui fit penser à la rigidité du code pénal.

Gracias a Marie-Josèphe Pastré por la traducción de mi relato "La ruptura de Humbert Humbert"